Le Joyau Inconnu : Le Musée d’Art Moderne de La Ville de Paris

Quand on entend parler de Paris et de ses musées tout le monde vous dira d’aller au Louvre, au Centre Pompidou, à Versailles, au Musée d’Orsay, etc. Mais peu de personnes vous diront :

“Est-ce que tu aimes l’art Moderne ? Tu dois aller au MAM !”

Peut-être ce n’est que moi mais je n’ai pas rencontré beaucoup de gens qui l’avaient visité, surtout les touristes. Bien sûr quand vous visitez vous n’avez pas le temps de tout voir mais c’est dommage.

J’y suis allée récemment, Je voulais le visiter depuis un bon moment.

Premier point très positif : c’est gratuit ! Les collections permanentes sont Gratuites d’accès pour tout le monde. Je saute toujours partout quand un musée fait ça.

Alors moi et mon ticket d’entrée gratuite on a profité des collections, qui sont je dois le dire magnifiques. Ça c’est le Second Point positif.

Soyons un peu honnête, deux minutes là, de bonnes collections ne font pas tout (on se souvient de ce que j’ai pensé du Met à NYC, pour les nouveaux vous pouvez lire l’article ici).

Troisième point positif : Le MAM de Paris a une super scénographie, c’est clair, c’est blanc, chaque salle est soit dédiée à un artiste soit à un mouvement. Et dans chacune de celle-ci vous avez un panneau bien écrit avec des explications claires, faciles à comprendre (en gros pourquoi c’est montré dans le musée). J’étais vraiment impressionnée de la qualité et de l’accessibilité des textes.

Laissez-moi illustrer mon propos :

Museum of Modern art city of Paris / Musée d'art moderne de la ville de Paris

Le texte n’est pas trop long, il est montré en Français et en Anglais et il est, comme je l’ai dit facile à lire.

Je travaille peut-être dans le domaine de l’art mais quand je visite une expo je n’ai pas particulièrement envie de lire un essai sur la théorie de l’art. Surtout quand j’essaye juste de passer un bon moment en me baladant au milieu des oeuvres et en essayant de comprendre le sens ou l’intention de l’artiste.

Ce musée est super pour les écoles, si vous êtes en famille ou seul et que vous recherchez un endroit pour comprendre l’histoire de l’art et obtenir des explications claires. Je n’ai pas pris l’audio-guide mais s’il est de la même qualité que les textes des panneaux il est possible que j’y retourne et que je tente l’expérience.

Assez parlé pro…parlons de l’art !

Tout d’abord, je ne vais pas vous faire une conférence sur l’histoire de l’art. Je veux vous parler de 3 artistes que j’ai apprécié dans ce musée.

N°1 – JIMMIE DURHAM

Musée d'art moderne de la ville de paris

Labyrinth, Jimmie Durham, 2007

Musée d'art moderne de la ville de Paris / Museum of modern art Paris

Musée d'art moderne de la ville de Paris / Museum of Modern art paris

Cette oeuvre est l’ensemble des pièces de bois, la télé est une autre oeuvre de l’artiste nommée Smashing (aussi très intéressante).

Voici ce que l’on pouvait lire :

Créée en 2007 cette installation comprend 8 éléments elle reflète l’ensemble des recherches et des préoccupations de l’artiste autour de la notion d’identité. Lié à la tempête survenue au parc de Pourtalés à Strasbourg en 2001, le Labyrinth est l’incarnation de la transformation du monde : il permet d’évoquer le visible et l’invisible. Les arbres deviennent les symboles d’une nature puissante, indifférentes aux aléas de la vie, portant à la fois les traces des mots d’amour et de balles de fusil datant de la guerre.

J’ai été très touchée par cette œuvre, par la confrontation des matériaux, le biologique, la sensation organique produite par le bois contre la froideur du métal. Mais aussi la signification tellement forte et symbolique des balles. Je sens qu’il y a beaucoup de mélancolie, de tristesse, et de mémoire dans cette œuvre. Comme lorsque l’on rentre dans une ancienne chambre pleine d’objets qui ont une valeur et un sens particulier pour leurs propriétaires. Les arbres sont des témoins silencieux des vies de chacun, ils étaient là avant nous et seront là après. Il y a aussi une certaine contradiction dans cette œuvre : les arbres représentent la nature toute-puissante mais ils sont montrés sous la forme manufacturée par la main de l’homme. Cette installation produit des questionnements et des débats intéressants.

N°2 – KEES VAN DONGEN

Musée d'art moderne de la ville de paris / museum of modern art paris

Portrait of Renée Maha, aka the Sphinx, 1920, oil on canvas

Musée d'art moderne de la ville de paris / museum of modern art paris

Maria Ricotti in “L’Enjôleuse”, 1921, huile sur toile.

C’est dommage j’aimerais que mes photos traduisent mieux les couleurs des deux portraits. J’étais épatée par la puissance de ces deux œuvres. On est juste attirés par elles, par leur magnificence, par les femmes qui y sont représentées. Bien sûr, je ne connais pas ces deux personnages mais j’ai le sentiment que l’artiste a reproduit fidèlement leur aura, leur personnalités et leur pouvoir d’attraction. Dans le domaine chromatique ce qui est intéressant c’est le vert utilisé pour leurs peaux (de la même manière que les Fauvistes). On peut passer tellement de temps à analyser chaque détails de chaque ombre dans ces œuvres.

Dans la première vous pouvez vraiment voir la richesse en regardant la robe qu’elle porte. Grâce à la fluidité produite les touches de blancs placées judicieusement vous pouvez presque sentir la matière du tissu.

Ces deux femmes, grâce aux couleurs sombres de l’arrière-plan, aux gris et aux verts de leurs visages ; mais aussi grâce aux spécificités physiques de leur époque représentées ici (grande, mince, grands yeux, longues mains et jambes), donnent l’impression d’apparaître dans un rêve ou d’incarner un poème.

N°3 – RAOUL DUFY

Musée d'art moderne de la ville de paris / Museum of modern art paris

Hippodrome at Ascott, Raoul Dufy, 1937-38, huile sur toile

musée d'art moderne de la ville de paris / museum of modern art paris

30 ans ou La vie en rose, Raoul Dufy, 1931

Je n’aurais jamais pensé être émerveillée par ce type de peintures. Mais après tout être capable de le voir en personne vous permet d’apprécier les couleurs exactes et l’émotion réelle que dégage l’œuvre. Les couleurs dans l’œuvre de Dufy sont juste tellement modernes, tellement vivantes, cela vous donne juste envie d’entrer dans la scène. Tout comme les Fauvistes ici le sujet est important mais pas autant que dans les œuvres d’aujourd’hui. Le sujet reste le traitement de la couleur, de quelle manière celle-ci est représentée, comment les couleurs et les dessins sont combinés.

Comme dans la peinture ci-dessus comment l’artiste a réussi à peindre une chambre avec autant de roses, de rouges et pourtant la rendre parfaitement équilibrée.

Tout en représentant des scènes de la vie quotidienne l’artiste montre au spectateur comment il perçoit les couleurs autour de lui. Que lui voit un sol orange tellement intense que celui-ci empiète le pied de la table, à un tel point que cette couleur-ci n’est pas représentée.

La dernière peinture de Dufy est quelque chose d’impressionnant et de magnifique. Intitulée La Fée Electricité, c’est une commande de La Compagnie d’Électricité Parisienne pour l’Exposition Internationale de 1937.

Musée d'art moderne de la ville de paris / Museum of modern art paris

Musée d'art moderne de la ville de paris / Museum of modern art paris

C’est une fresque de 10 x 60 mètres,  couvrant les murs de toute la salle. Le sujet est l’électricité, divisé en deux chapitres : l’histoire de l’électricité et ses applications.

L’artiste a utilisé plusieurs de ses thématiques fétiches : des voiliers, des oiseaux, des bals, etc. Il décida aussi de mélanger des allégories, de la mythologie avec l’histoire réelle. Et bien sûr il ne faut pas oublier le traitement des couleurs si particulier qui donnent tout son dynamisme et son originalité à cette œuvre magnifique.

Voici ci-dessous une photo panoramique que j’ai prise avec mon Iphone j’ai essayé de prendre toute la pièce mais c’était un vrai défi !

musée d'art moderne de la ville de paris / museum of modern art paris

Maintenant ce sont quelques photos du musée que j’ai prise, pour en voir d’autres rendez-vous sur ma page facebook ici.

The Boy from Mars, Philippe Parreno, 2005

The Boy from Mars, Philippe Parreno, 2005

Januray 6th 1968, Zao Wou-Ki, 1968, oil on canvas

Januray 6th 1968, Zao Wou-Ki, 1968, oil on canvas

pour en savoir plus sur le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris :  www.mam.paris.fr

Merci pour ta visite !

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