1 LOOK + 1 Expo : Tatoueurs, Tatoués / tattooists, tattooed

L’EXPO

Malle de tatoueur itinérant, Etats-Unis, XXe siècle (détail)

Malle de tatoueur itinérant, Etats-Unis, XXe siècle (détail)

Récemment j’ai découvert l’exposition “Tatoueurs ,Tatoués” au Quai Branly. Elle se situe sur la mezzanine du musée.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce musée et souhaitent en savoir plus voici mon article sur le Quai Branly (lien).

Donc cette expo. Comment dire. Je n’ai pas aimé. Pourtant je partais en me disant que mes idées allaient être secouées, que j’allais en découvrir plus sur ce phénomène sociologique fascinant du tatouage qui poussent tant d’entre nous à subir des douleurs parfois extrêmes pour déposer sur son corps un dessin.

Je tiens quand même à dire avant toute chose que je n’ai aucun problème avec les tatouages au contraire, il y en a que je trouve vraiment magnifiques. J’ai pour ma part comme beaucoup de gens j’imagine cette idée qu’un jour je me ferais tatouer, mais l’aiguille ne s’est pas encore posée sur ma peau.

J’ai cru que j’allais pouvoir explorer différentes techniques de création du dessin pour les tatoueurs à travers le temps et l’espace.

Dans cette expo j’ai cru que j’allais découvrir l’aspect initiatique et aussi chamanique que représente le tatouage dans certaines cultures.

Et bien non.

J’attendais beaucoup de cette exposition qui rencontre un grand succès grâce à cette thématique originale et si moderne.

Je vais exposer mon propos en plusieurs points.

Etude d'après modèle pour Salomé, Gustave Moreau, France, XIXe siècle

Étude d’après modèle pour Salomé, Gustave Moreau, France, XIXe siècle

Recently I went to see the exhibition “Tattoists, Tattooed” at the Quai Branly Museum. Which is shown at the First floor of the museum, the “Mezzanine”.

For those of you who don’t know this museum yet and wish to know more, here is my article about it (link).

 So, about this exhibition… How to put it… I did not like it. Yet I was going telling myself that my ideas were about to change, I was going to find out more on this fascinating sociological phenomenon which urges so many of us to go under pain, sometimes extremes, in order to lay on their skins a drawing.

 I would like to say before anything I do not have an issue with tattoos, on the contrary there are some ones I find really beautiful. I personally, like many other I think, thought about getting one myself, but the needle have not yet touched my skin.

In this exhibition I thought I was going to explore the different techniques used for the creation of drawings by tattoo artists through time and space.

 I thought I was going to explore the initiatory, even shamanic side that tattoos represent in some cultures.

 Well I did not.

 I was expecting a lot from this exhibition, which is having a huge success thanks to this theme original and modern.

 I will explain myself in several points.

La scénographie / The scenography

Tatoueurs, Tatoués / tattooists, tattooedLes cimaises sont coupées à la moitié, les documents d’archives (œuvres, photos, notes, etc.) sont donc exposées à la moitié du mur. Je suis grande, les œuvres m’arrivées en-dessous des épaules.

Il fallait donc devoir prendre du recul pour pouvoir apprécier les œuvres. Sauf que les allées étant étroites et le nombre de visiteurs important tout le monde se retrouver agglutiner devant les vitrines.

Pour apercevoir ne serait-ce qu’un bout de document je devais en permanence me décaler, m’avancer, attendre que la personne devant moi ait terminé pour pouvoir regarder à mon tour.

Une jeune femme devant moi à même fini par s’accroupir devant quelqu’un pour pouvoir lire une notice explicative.

Ça m’a profondément dérangée, surtout que la largeur des allées étant particulièrement étroite on se marchait tous dessus. Bref pas les conditions idéales pour visiter une expo, mais bon. Ce n’est que la scénographie cela ne reflète pas forcément le contenu de l’expo.

Tatoueurs, Tatoués / tattooists, tattooed

The walls are cut at the mid-size; archives documents (artworks, pictures, notes, etc…) are shown on the lower half of the wall. I am tall, artworks in front of me would stand below my shoulders, almost close to my upper stomach.

You had to stand back in order to enjoy the artwork. Except that the hallways were quite narrow and the number of visitors quite important, everybody would be stuck in front of the showcases.

To catch a glimpse of an item I always had to go on the side, step up, wait for the person before me to leave.

A young woman in front of me ended up squatting in front of everyone so she could read an info panel.

It really annoyed me. Especially since the width of the hallways was so small we were all walking on each other. Anyway not the ideal conditions to visit an exhibition. Well. That’s just scenography it does not automatically reflect the content of the exhibition.

le côté voyeuriste / the voyeuristic aspect

Il y avait une petite salle dans la continuité de l’expo avec des objets dans des vitrines et une vidéo. Des infos documentaires sont toujours intéressantes.

Seulement là où je m’attendais à voir quelque chose d’analytique, c’est en fait un freak show, un homme entièrement tatoué d’une couleur verte, langue sciée en deux, prêt à montrer à l’audience qu’il peut tire-bouchonner sa tête (oui oui).

Je n’ai pas du tout apprécié cela. Peut-être que j’aurais été moins dérangée par cette vidéo si elle avait été à la fin de l’expo pour montrer le tatouage aujourd’hui. Mais j’étais vraiment mal à l’aise.

Puis l’expo a continué et le premier modèle en silicone est arrivé. Encore une fois j’ai pas compris l’intérêt. Les modèles étaient recouverts de tatouages préparés par de grands tatoueurs, utilisaient une technique très moderne de recréation de la peau au plus proche grâce au silicone. Tout ça pour le bonheur des visiteurs de toucher les biceps et mollets de ces poupées de plastique.

L’idée première, malgré ce que l’on peut penser me plaît, dans l’expo à plusieurs endroits étaient présentés des créations spéciales de grands tatoueurs connus à travers le monde. Pourquoi ne pas avoir-mis ces créations en avant, en replaçant le tatoueur en tant qu’artiste à part entière ? L’utilisation de ces objets en silicones éclipse totalement la création, les visiteurs regardant plus la matière de l’objet pour vérifier si oui, ça reproduit bien la peau.

Tatouage Chimé, silicone, France, 2013. Source : Site web Musée du Quai Branly

Tatouage Chimé, silicone, France, 2013. Source : Site web Musée du Quai Branly

There was a little room in the continuity of the exhibition with objects in showcases and a video. Documentary info are always interesting.

However where I was expecting to watch something analytic, it was actually a freak show, a man entirely covered with a green color tattooed on him. A tongue cut in half, ready to show the audience that he could corkscrew his own head (yeah you read that right).

 I really did not appreciate that video. Maybe I would have been less bothered by it if it had been at the end of the exhibition to show the tattoos nowadays. But I was really uncomfortable.

Then the exhibition kept going and the first model in silicon arrived. Once again I did not understood the point. Silicon models were covered of tattoos prepared by great tattoo artists, using a very modern technique to recreate human skin thanks to the silicon. All this for the happiness of the visitors to touch the biceps and the calves of these plastic dolls.

 The first idea, despite what you might think, is good. In the exhibition in several spots were shown special creations designed by the great tattoo artists of today known throughout the world. Why didn’t they put a highlight on these creations? By replacing the tattoo artists in the center of the attention, as a particular artist? The use of silicon objects shadows completely the creation, the visitors looked more at the material used for the object, to check, if « yes » it really felt like skin.

Trop de choses / Too many things

La visite s’est malheureusement terminée avant que je ne vois la fin de l’expo (Le musée allait fermer), vous me direz mon jugement est donc faussé. Peut-être que j’aurais beaucoup aimé la seconde partie et découvert plein de choses merveilleuses…

Malheureusement je ne pense pas. Je pars du principe qu’une expo est comme un livre.(surtout dans la musée, où elles sont très conséquentes). Si l’on n’accroche pas dès le premier chapitre, on a qu’une envie de le mettre de côté et de passer à autre chose.

Je pense qu’il y avait peut-être une envie trop grande de vouloir tout montrer, tous les aspects intéressant du tatouage en même temps : artistique, historique, sociologique, etc.

Peut-être auraient-ils dû se concentrer sur quelques grands tatoueurs à travers les époques : leurs vies, ce que leur métier représentait pour eux, leurs aspirations…

Ou encore comme je l’ai dit auparavant dans cette article se concentrer sur l’aspect artistique, en replaçant le tatoueur comme un artiste qui compose une création, qui répond à un commanditaire.

Je trouve cela dommage la thématique était très intéressante et plusieurs œuvres ont retenu mon attention, le résultat aurait pu être différent.

Portraits de femme Algériennes, Marc Garanger, 1965

Portraits de femme Algériennes, Marc Garanger, 1965

The tour ended quite fast unfortunately, before I saw the end of the exhibition (museum was closing), so you can say my critique is faked. Maybe I would have enjoyed the second part and discovered many wonderful things…

I don’t think so. I believe that an exhibition is like a book (especially in a museum, where they are quite important in size and organization). If you don’t get hooked during the first chapter, you won’t read it and move on.

I think there was maybe a strong urge to show everything, every interesting aspects of tattoos at the same time: artistically, historically, sociologically, etc.

Maybe they should have focused on a few great tattoo artists throughout their times: their lives, what their work meant for them, their aspirations,

Or like I said before in that article focused on the artistic aspect, by replacing the tattoo artist as a real performing artist composing a creation, which answers to a sponsor.

 I think it is a shame because the theme was quite interesting and many items caught my attention, the end result could have been different.

 ************

Malgré tout j’ai apprécié découvrir le tatouage dans différentes époques.

Pour vous faire une idée je vous invite bien sûr à aller découvrir l’expo par vous-même au Musée du Quai Branly, vous avez jusqu’au 18 octobre 2015.

Pour en savoir plus, le site internet du Quai Branly : http://www.quaibranly.fr

Maintenant la seconde partie…

Despite all that I enjoyed discovering the tattoo in different times.

Of course I advise you to go make your own opinion about the exhibition at the Museum, you have until October 18th 2015.

To know more visit their website : http://www.quaibranly.fr/en/

Now let’s move on to the second part…

 

Le LOOK

Tatoueurs, tatoués lookTatoueurs, Tatoués / tattooists, tattooed lookMon passe-temps vous l’aurez compris est de faire le tour des expos, musées, sites culturels sur Paris. Je me retrouve à trimballer  partout mon reflex, des carnets, bouquins, catalogues, et j’en passe, pour le moment le meilleur moyen reste le sac à dos. Celui-là je l’aime particulièrement trouvé à Philly il m’accompagne partout.

Blouson / Jacket = Mango

Robe / Dress = Topshop Tall

Chaussures / Shoes = Urban Outfitters

Sac à dos / Backpack = Urban Outfitters

Tatoueurs, Tatoués / tattooists, tattooed lookEnjoy your weekend everyone ! / Bon weekend à tous !

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