FIAC OFFICIELLE – Les Docks

On continue notre petite découverte des artistes de la FIAC, j’ai beaucoup appréciée cette édition aux Docks qui étaient remplie de supers artistes.

Sans plus attendre voici quelques images et infos sur les artistes qui ont retenu mon attention.

We keep on our little tour of the FIAC artistes, I really enjoyed this editions at the Docks which was filled with amzing artists.

Without further do here are a few images and info about the artists who caught my attention.

Martin Basher

Martin Basher

Alain Biltereyst

Alain Biltereyst

Nazgol Ansarinia

Nazgol Ansarinia

FIAC OFFICIELLE 2014 FIAC OFFICIELLE 2014

L’artiste qui suit Danny Devos fut une vraie découverte pour moi, j’en avais entendu parlé mais là j’ai pu vraiment découvrir son travail. Il était représenté par la galerie Annie Gentils dont l’équipe fut très accueillante et m’a fourni d’amples explications, une vraie médiation, super moment.

The following artist is Danny Devos, it was a real discovery for me, I heard of him before but there I was truly able to discover his work. He is represented by the Annie Gentils Gallery, their team were very welcoming and gave me multiple explanations, a true “médiation”, great time.

Danny Devos, The Black Dahlia, 1989

Danny Devos, The Black Dahlia, 1989

Danny Devos, Eugenius, 1990

Danny Devos, Eugenius, 1990

Danny Devos, On Kawara is not Dead, 2006-2012

Danny Devos, On Kawara is not Dead, 2006-2012

Alors pourquoi cet artiste est si particulier ? Tout simplement pour l’axe de ses recherches. Artiste belge il fut connu grâce aux nombreuses performances (en tout 160) qu’il réalisa à la fin des années 70. Il peut être considéré comme dérangé et provocateur par les différents publics car ses recherches explorent les frontière de l’existentiel, du monde social avec le monde artistes, et durant ses performances il cherchait une confrontation avec l’audience.

Cet artiste recherche cette amalgame qu’il considère entre la mode de fonctionnement d’un artiste et celui d’un criminel. Pour lui les deux personnes ne peuvent pas expliquer leur besoin de tuer ou de créer. Il va donc chercher au fur et à mesure de ses oeuvres les éléments connexes entres les deux personnalités. Cette pensée est ici illustrée avec son oeuvre Le Dahlia Noir, si vous n’êtes pas familier avec l’histoire, en quelques mots, il s’agit du meurtre non élucidé d’Elizabeth Ann Short à Los Angeles le 15 janvier 1947. Ce fait divers est morbidement connu à travers le monde car la jeune femme vu retrouvée coupée en deux, mutilée, vidée de son sang dans un terrain vague, ce qui à l’époque défraya la chronique et inspira écrivains et artistes. L’oeuvre est composée d’un mécanisme qui déclenche deux couteaux reliés à une roue centrale, chacun d’eux placé sur les côtés passe devant une photo de la victime. Le mouvement va-et-vient créé par les couteaux ainsi que la roue qui tourne en continu donnent une impression malsaine de calvaire qui ne finira jamais. Une autre dimension qui inspira l’artiste est le mystère qui tourne sur l’identité du meurtrier, certains pensent qu’il s’agit d’un proche du monde des surréalistes dont les oeuvres sont peuplées de corps découpés en morceaux.

Ce n’est pas une note des plus joyeuses pour terminer cette visite de la OFF mais je trouve toujours cela intéressant chez les artistes. Ils ne s’interdisent aucune limite, aucun champ de recherche, c’est un monde où la bienséance n’existe pas, ou le cru et l’outrage n’ont pas lieu. Ils peuvent laisser cours à leurs imagination, complètement sans retenue, s’autorisant des ponts que le reste du monde se refuse. Oui au premier degré si l’on regarde les oeuvres de Danny Devos elles peuvent apparaître comme morbide, repoussante et dérangées, mais si l’on procède de manière analytique on se rend compte qu’il s’agit en fait d’une introspection de l’artiste sur son propre comportement. Une sorte de voyage initiatique pour découvrir d’où vient son envie même de créer.

So why is this artist so particular ? Just simply because of his research. Belgium artist he was known thanks to the performances he created (160 total) which he did in the late 70’s. He might be considered as disturbed and provocative by different publics because his researches focus on the borderline with the existential, the social world and the artists. Also during his performances which were very physical, he always searched for a confrontation with the audience.

This artist searches the amalgam which he considers between the process of creation of an artist and the one of a criminal. For him the two personas can not explain their need to kill or to create. So he goes deep in his work the related elements between the two personnalities. This thought is here illustrated by his artwork Le Dahlia Noir, if you are not familiar with the story, in a few words, it is the unsolved murder of Elizabeth Ann Short in Los Angeles on January 15th 1947. This tragic event is morbidly known because of how the body was found : dumped in a wasteland she was drained of all her blood and cut in half. Many authors, artists and filmmakers were afterwards inspired. The artwork by Devos is composed of a mecanism which triggers two knives connected to a central wheel. Each of them is placed in front of a picture of the victim. The movement of back-and-forth created by the knives and also by the wheel continuously rolling give the morbid impression of an endless ordeal. Another dimension which inspired the artist was the speculations around the identity of the murderer. Some think it might be an acquaintance of the Surrealist world, known by the artits, friend with them, inspired by their artworks full of dismembered bodies.

This is not the joyfull way to finish the tour of the OFF but I find this interesting with artists. They don’t limit themselves, there are no borders, no forbidden field of research, it is the world where the social convention does not exist. They can let their imagination run wild, completely unleashed, autorizing themselves to connect worlds apart. Yes at first sight when you look at Danny Devos artworks they appear as morbid, repulsing, disturbed, but if you try to look at them analytically you realize it is actually an introspection by the artist about his own behaviour. A kind of “in-depth” journey to discover where his nead of creation comes from.

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